Tout être humain est constitué de deux dimensions : une dimension consciente, qui passe par le mental et permet l’analyse intellectuelle, et une dimension inconsciente, intuitive et archaïque qui est accessible uniquement par le langage des symboles.

Pour dialoguer avec cette partie cachée, il est nécessaire d’utiliser le langage qui est le sien, le seul qu’elle puisse comprendre.

Ce langage passera par les symboles, les contes, les mythes, les légendes et les rituels.

Il est inutile de chercher à le comprendre rationnellement, puisque l’intellect ne peut se représenter les choses qu’à travers l’utilisation de concepts.

Et ceux-là ne pourront jamais saisir la nature et l’infinie diversité des processus inconscients.

Si nous ne comprenons pas le langage symbolique, nous risquons d’être coupés de la plus grande partie de notre être.

Nous nous privons ainsi des informations, des inspirations et des intuitions qui nous sont envoyées en permanence par notre intelligence intérieure.

Nous perdons aussi des outils qui nous seraient d’une grande aide pour régler nos nombreux problèmes, nichés dans cette dimension inconsciente.

Pour ne pas se faire censurer par la conscience, notre inconscient s’exprime d’une façon déguisée.

Il nous parle à travers les rêves, les actes manqués ou les lapsus.

Il utilise aussi le langage du corps, parfois au point de nous faire tomber malades, quand les mots ne sont pas mis sur nos maux.

 

Pour communiquer avec cette partie inconsciente, de nombreuses méthodes peuvent être utilisées avec succès, et la lecture psychologique du Tarot de Marseille en est une

 

En allant directement à l’émotionnel, elle court-circuit le mental et nous permet d’être au contact avec notre ressenti.

Il est inutile, voire préjudiciable de chercher à rationaliser, puisque nos  problèmes ne se résolvent pas dans la tête mais dans l’ouverture aux émotions et aux ressentis.

Puisque tout est inscrit dans notre corps, nous sommes invités à le faire parler.

Il est plus important d’accueillir que de comprendre, et d’accueillir intelligemment, pour ne pas lutter contre soi-même.

Notre inconscient demande à s’exprimer et à être  entendu, car derrière ses ombres se cachent de vraies réponses.

Mettre en lumière les aspects méconnus de notre personnalité nous mène vers la découverte des forces et des ressources, que nous possédons  mais que nous ignorons si souvent.

Il est difficile d’aller affronter nos parties sombres et souvent, la peur de revivre les anciennes souffrances nous bloque.

Il est donc nécessaire d’être accompagné et soutenu  pour ne pas perdre pied et se décourager en chemin.

Dans mes articles précédents, j’ai décrit le travail qui se fait avec le Tarot, pour mettre à jour nos blessures et essentiellement, pour aider à les guérir.

J’ai aussi donné les exemples d’actes symboliques qui permettent  de concrétiser ce travail, en réhabilitant ces parties blessées en nous, et en libérant la lourde charge émotionnelle qui y est contenue.

http://debloquer-votre-vie.com/apprendre-les-lames-du-tarot-de-marseille-et-travailler-avec-lors-dun-stage

Il est indispensable que cet acte soit personnel et personnalisé, qu’il passe par le moyen d’expression préféré et qu’il donne l’envie de le poser.

Sans remettre au lendemain, ce qui veut dire à jamais…

 

Prenons des exemples concrets

 

Pierre, 40 ans, ressent toujours une immense colère, qu’il dirige contre lui et contre ses proches : sa femme et ses enfants.

Il ne peut pas s’en empêcher, malgré les promesses répétées de ne plus le faire.

Nous trouvons, à travers les lames du Bateleur et de La Maison Dieu les origines de cette violence.

Pierre a été un enfant qui a été obligé de prendre les responsabilités trop tôt.

Son père, alcoolique et violent l’a brutalisé, et s’en prenait aussi à sa mère.

L’enfant voulait la protéger, en faisant de sorte que la violence paternelle se dirige contre lui.

Il et a été le protecteur, alors que c’est lui qui devait être protégé et sécurisé.

Mis en servitude, il n’a pas pu vivre son enfance, et il porte toujours en lui ce trop lourd fardeau.

Il restitue malgré lui, dans sa propre famille, ce climat de violence et il s’en sent coupable et impuissant.

Face à un parent toxique, l’enfant croira que c’est toujours de sa faute, et il aura tendance à l’idéaliser pour se sentir en sécurité.

Alors que tout son monde s’est construit sur une insécurité profonde.

Pierre ne voit plus jamais son père, et il refuse d’en parler.

Pour le remplacer, il a cherché des figures d’autorité masculine mais cela l’a conduit vers de faux maîtres.

Sur la lame du Diable, il se voit attaché par ce père malfaisant.

Bien qu’il ressente le désir de se libérer de cette servitude et de couper les liens qui l’attachent, il n’en trouve pas les moyens.

Nous cherchons un acte symbolique qui peut l’aider.

Pierre a toujours aimé faire du modelage, et il décide de faire une statuette de ce diable.

Il y mettra toute sa colère et sa violence, et quand il s’en sentira libéré, il la détruira, comme les statues qui ont été déboulonnées.

Puis, il recommencera un autre modelage, d’un homme bienfaisant, qui contient toute la puissance rassurante, sécurisante et bénéfique.

Cette statuette pourra réhabiliter la profonde souffrance causée par ce père injuste.

Pierre la gardera, la peindra et la mettra sur son bureau, pour la regarder à chaque moment où sa colère monte, pour ne plus la retourner contre lui ou ses proches.

Le Diable
Le Soleil

Béatrice ne s’est jamais remise de la mort de sa sœur jumelle, et elle ressent très douloureusement la lame du Soleil où les deux enfants jouent ensemble.

Elle éprouve aussi la culpabilité du survivant, ressent un manque immense dans sa vie et elle achète tout en double.

Elle n’a jamais pu faire le deuil de sa sœur car elle était trop petite pour assister à l’enterrement de sa jumelle.

Pour faciliter ce travail, elle fera un rituel symbolique.

Elle prendra la poupée préférée qu’elle garde depuis  son enfance et elle ira dans un bois où leurs parents jouaient avec leurs deux fillettes.

Puis, elle la mettra en terre, en donnant libre cours à ses émotions et au poids de sa culpabilité.

Béatrice exprimera aussi tout l’amour qu’elle sent en elle, mais elle le dirigera d’abord vers soi.

Elle s’autorisera aussi à se donnant de la compassion et de la tendresse, pour que l’ombre de la disparue ne plane plus sur elle.

Elle ira sur cette « tombe » autant de fois qu’elle en ressentira le besoin.

La mère de Sylvie a accouchée sous X, et elle n’a laissé aucune donnée personnelle.

Adoptée et élevée par des parents aimants, elle n’a jamais cessé de chercher sa mère biologique.

Depuis toujours, elle vit avec un sentiment d’abandon de trahisons et du manque.

Elle porte ce trop lourd secret qui pèse sur sa naissance, et bien qu’elle ait fondé une famille, un vide ne s’est jamais comblé.

Elle souffre quand elle voit ses filles jouer avec leurs grands-parents paternels.

Sylvie a enfermé sa souffrance, car même son mari lui dit de cesser enfin ses recherches et de vivre sa vie.

La lame du Jugement réveille une trop grande émotion, car elle se voit au milieu, de dos, enfermée, face à deux fantômes.

L’ange qui pourrait lui dire qui est sa mère regarde ailleurs, avec indifférence.

Elle ne supporte pas non plus l’arcane du Pendu qui la renvoie à son impuissance et à la fatalité de sa destinée.

Sylvie décide de prendre sa caméra et de partir dans un voyage symbolique.

Elle retournera à l’hôpital où elle est venue au monde, puis dans le village des alentours, ce qu’elle a déjà fait, à maintes reprises lors de ses recherches.

Mais cette fois-ci, elle se détachera du besoin de comprendre à tout prix.

Voir ces lieux à travers un objectif  l’aidera à prendre de la distance nécessaire, pour ne pas encore se faire envahir par les mêmes émotions.

Sylvie pourra aussi faire un montage, en créant une ambiance chaleureuse, ou même insérer l’image de sa mère, telle qu’elle imagine depuis longtemps.

Le Pendu

Les possibilités des actes symboliques sont nombreuses, et elles peuvent passer par tous les moyens d’expression

Et chacun peut trouver celui qui lui correspond le mieux.

Le théâtre et l’art-thérapie en général y tiennent une grande place.

Certains peindront un tableau, feront des dessins ou des collages, avec les images, les photos et les mots qui viennent.

D’autres joueront des mises en scène improvisées, seuls ou en groupe.

Créer des marionnettes, et dialoguer à travers elles avec un père injuste, une mère abusive, les frères ou les sœurs, donne la possibilité d’exprimer ce qui n’a jamais pu se dire.

Porter des déguisements ou des masques permet de se lâcher, de faire ce que nous n’osons jamais, et d’inverser les rôles.

L’écriture est un excellent moyen d’exprimer ses émotions, et la danse nous relie au corps.

Même le saut à l’élastique, l’escalade d’une montagne  ou le séjour dans le désert peuvent être des actes symboliques de courage et de grande libération.

Peu importe les moyens, mais pour que ces actes soient agissants et efficaces, il est nécessaire qu’ils soient choisis par la personne elle-même, et qu’elle n’ait pas à se forcer pour le faire.

Le but de l’acte symbolique est d’extérioriser des conflits inconscients, d’exprimer les émotions refoulées ou de formuler les besoins non satisfaits.

Quand nous dessinons, peignons, écrivons, modelons, chantons ou dansons, nous engageons tous nos sens, toutes nos émotions et tout notre imaginaire.

A travers la création artistique, en libérant notre énergie créatrice, nous nous sentons vivants et vibrants.

Nous activons ainsi notre capacité d’évolution, et nous mettons en route une action transformatrice.

Il est important de ne pas nous focaliser sur les résultats pour être à l’écoute de nos ressentis.

Il arrive souvent que nous créions autre chose que ce que nous avions envie de faire, comme une sorte d’actes manqués, très significatifs.

L’essentiel est que ces outils permettent d’évacuer la forte charge émotionnelle qui est bloquée et qui nous étouffe et nous emprisonne.

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