Non, je ne vais pas vous proposer une nouvelle méthode pour mieux digérer la dinde, d’avoir le plus beau sapin ou éviter la crise de foie.

Vous trouverez plein de conseils ailleurs et ce n’est pas mon rayon.

Je peux, par contre vous donner des moyens pour mieux braver cet évènement, qui bien souvent, et loin des clichés habituels, est un véritable parcours de combattant.

Affronter sa famille

Bien que vous soyez adulte, vacciné, avez pas trop mal réussi dans la vie, et que vous fonctionniez très bien dans vos relations, les rencontres avec vos géniteurs ou votre fratrie vous font immanquablement retourner dans le passé.

A chaque fois que vous vous retrouvez devant eux, vous redevenez ce petit enfant que vous avez été et qui sommeille toujours en vous.

Et les contentieux non réglés de cette époque resurgissent inéluctablement et douloureusement.

Ils réactivent les souvenirs d’un manque d’amour, de place, de la possibilité de nous exprimer et d’être entendu et comblés dans nos besoins.

Pour nous sentir compris et acceptés, tels que nous sommes, et non pas tels que les autres voudraient que nous soyons.

Face à notre famille nous régressons, en quelque sorte.

Les comportements que nous n’adoptons plus avec notre entourage reviennent et s’expriment avec une puissance qui nous dépasse et nous désoriente.

Entre non-dits, secrets de famille, jalousies, rivalités dans la fratrie, difficile de s’en sortir sans mal.

Et la belle réunion sous le sapin se transforme en règlement de comptes à OK Corral.

Auquel s’ajoute parfois la culpabilité, parce que si les choses ont mal tournées, c’est de notre faute…

Alors, pour éviter de subir, encore une fois, quelques règles de base s’imposent :

  • Accepter que le passé le reste et que vous ne puissiez rien y changer. Et que, dans la plupart des cas, vos parents ont fait de leur mieux, avec ce qu’ils ont pu… et eux même reçu… ou pas…
  • Comprendre, que nous ne changerons jamais personne mais que nous pouvons faire en sorte que cela ne nous affecte plus. Car si ces souvenirs réveillent les blessures que nous avons récoltées, c’est à nous de décider si nous voulons en guérir.Pour ne pas revivre les souffrances passées, nous pouvons les voir comme des expériences que nous nous ne souhaitons plus reproduire.En prenant bien conscience de ce qui fait mal, pour le libérer par un travail approprié.
  • Puisque nous sommes « grands », nous avons toutes les cartes en main pour ne plus redevenir cet enfant blessé. Essentiellement, en nous donnant assez d’amour pour compenser celui que tu nous n’avons pas reçu.
  • Et en attendant, il est parfois plus judicieux de se retirer un temps, plutôt que d’essuyer contrariétés sur contrariétés. Jusqu’ au jour où nous nous sentons capables d’affronter ces rassemblements, puisque nous avons réparé ce qui nous blesse en faisant le travail sur nos émotions.Ce qui nous donne les moyens de nous affirmer, gentiment mais fermement, en nous positionnant d’une manière suffisamment claire pour être respectés, même faute d’être entendu.
  • Et, si nécessaire en coupant le lien, soit d’une manière temporaire, soit définitive.

Je vous conseille vivement d’oublier tout désir d’obtenir la « réparation » car la version de l’histoire familiale n’est jamais la même, chacun a la sienne et aucune ne peut concorder.

S’il est parfois possible d’ouvrir une brèche et amener nos proches à entendre notre point de vue, le postulat que nous ne pouvons pas changer notre interlocuteur s’il ne le désire pas, est une règle fondamentale.

Et faute de cette possibilité, vous n’avez qu’une solution : régler le problème entre vous et vous.

Ça soulage de dire à ses parents : « J’ai mal vécu cet événement et j’en ai tant souffert. » Mais pour être écouté, il importe de s’exprimer après avoir mûrement réfléchi et en renonçant au ton vindicatif.

Le reproche est une étape nécessaire, souvent incontournable. Seulement, il s’inscrit plutôt dans le registre de la crise d’adolescence, que vous avez dépassée, je l’espère…

Se libérer de nos parents, c’est renoncer à toute demande impossible à leur égard. Et le jour où nous y parvenons, les rapports se modifient, comme par magie. Puisque c’est nous qui aurons changés. Pour demeurer libérés, autonomes et responsables de nous-mêmes.

Un autre piège, dans lequel je suis tombée aussi, en ayant essayé de jouer le médiateur, pour arranger les choses entre les membres de ma famille.

Qui n’y étaient pas prêts… et n’ont surtout rien demandé…

Que ceux qui ne se sont jamais pris pour des « sauveurs » lèvent le doigt  🙂

Non seulement vous n’obtiendrez aucun résultat mais le cataclysme que vous déclencherez risque de vous emporter.
Et vous en repentirez, comme je l’ai fait.

Alors, pour que Noël, avec son cortège des « réjouissances » obligatoires, ne devienne pas une galère où vous vous rendez angoissé, la boule au ventre, faites le point et examinez attentivement vos appréhensions.

Pour décider, en conscience, ce qui est bon et juste pour vous en ce moment.

Dans le respect de soi et de ses limites, et sans regrets, les remords ni culpabilité.

 

 

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