À Noël, face à un bonheur fantasmé où tout n’est que réjouissances, cadeaux et lumières qui brillent, la solitude est terriblement amplifiée.

Avec son cortège de tristesse, voire de dépression où celui qui n’a personne se sent totalement exclu.

Et, plus que jamais, cet isolement vous pèse, vous ronge et vous déprime.

L’humain est un être social qui a besoin d’être en relation, se sentir faire partie d’une famille, d’un groupe pour être reconnu, accepté et aimé.

Faute de quoi notre désir d’exister, de nous réaliser, d’être utiles est sacrément mis à mal.

Les fêtes constituent un moment où l’aspect familial et social est omniprésent.

Mais lorsque nous sommes sans famille ni amis, ou que nous vivons des conflits avec eux, ce rappel aggrave des troubles d’anxiété.

Et la situation devient un cercle vicieux : déprimés, nous nous isolons, et notre solitude exacerbe cet état.

Tous les messages véhiculés pendant cette période, sont incompatibles avec ce que nous ressentons.

Les familles ont explosées, les relations amoureuses se soldent une fois sur deux par une séparation et les fêtes réactivent ce qui s’est joué au moment de la rupture.

Et de plus en plus de parents isolés vivent très durement que leurs enfants soient avec l’autre.

Les célibataires, de plus en plus nombreux et jeunes, les personnes âgées, qui souvent manquent d’autonomie et de moyens, sont eux aussi coupés du monde.

Nous vivions dans une société qui fabrique de la solitude et la précarisation des liens intimes et sociaux.

Mais, sans négliger ces aspects, entrons dans un autre questionnement : quelle est la raison principale qui fait qu’encore une fois, vous vous retrouverez avec cette impression que tout le monde est avec les personnes aimées… sauf vous.

A errer dans les rues, devant les maisons décorées, à penser à ceux qui sont en famille ou bien, plantés devant la télé, l’ordi… peut-être à chercher d’autres esseulés sur les réseaux.

Ou encore à ressasser votre tristesse… ou carrément appeler SOS amitié.

Si je comprends, pour l’avoir vécu, l’accablement d’un deuil, de la séparation d’avec votre famille qui vit au loin ou autres évènements qui vous coupent toute envie de fêter le réveillon, si la situation se reproduit chaque année, ne croyez-vous pas qu’il y ait une raison profonde à cela ?

Sans chercher à rajouter de la culpabilité à vos tourments, auriez-vous envie d’envisager la situation sous un autre angle, sans vous sortir par une pirouette : « de toute manière, je déteste Noël » ou une autre excuse…

Pour attendre que ça se passe… et retomber dans la même situation l’année prochaine.

Donc, nous revenons toujours à la même question : allez-vous subir ou bien réagir ?

Chercher à l’extérieur la raison de vos problèmes ou bien vous armer du courage pour voir, ce qui en vous, empêche d’y remédier.

En identifiant ce qui vous bloque et vous freine pour aller vers les autres.

A la base, il y a toujours de nombreuses carences affectives, liées aux premiers liens qui ont été insécurisants ou violents.

Dont découlent de grosses difficultés à s’aimer et à accepter d’être aimé, beaucoup de freins à accorder sa confiance, à ne pas avoir peur des liens.

Est-ce la timidité, le manque de foi en vous, la mésestime de soi, la dépréciation continuelle de qui vous êtes ?

La peur d’être rejeté, la crainte que les autres vous renvoient une piètre image de vous, découvrent ou pointent vos faiblesses et s’en moquent ?

Alors, pour ne pas souffrir, vous vous isolez ou encore, vous rejetez les autres, par peur d’être rejeté.

Avez-vous honte d’avouer votre solitude ?

Ce sentiment est puissant et si pénible. C’est une impression de vide, d’isolement, la sensation d’être coupé des autres.

Et de nous sentir différents et mal compris.

Il nous rend vulnérables et craintifs.

L’avez-vous déjà ressenti ? Et que ce qu’il engendre ? La souffrance, certes mais peut-être aussi le déshonneur, le sentiment d’infériorité, d’impuissance et de culpabilité.

Mais la solitude n’est pas toujours de votre faute !

Et il s’agit donc de bien en comprendre les causes et d’apprendre comment en sortir.

La première chose à faire est se détacher des jugements, extérieurs mais essentiellement de ceux que nous portons sur nous.

Se retrouver seul ne veut pas dire que vous n’êtes pas fréquentable, seulement, que vous n’êtes pas prêt ou dans les meilleures conditions pour créer un lien.

Et que vous pouvez vous donner des moyens d’y remédier. D’abord, en devenant conscient de ce qui vous bloque, en cessant de ruminer, d’accuser ou à éviter en vain ce tumulte mental douloureux.

Car le seul moyen d’arriver à en reprendre le contrôle, c’est de l’accepter.

Et si vous pensez que les autres doivent combler votre solitude, alors vous ne faites que vous y enfoncer davantage et d’aggraver ce sentiment douloureux.

Prendre conscience de vos schémas de pensées, de vos croyances et habitudes, si ancrées, est un pas vers le choix de les changer.

Comment aimeriez-vous passer Noël ?

Parmi les gens que vous connaissez, quels sont ceux avec qui voudriez-vous être ?

Si vos relations familiales ou amoureuses sont inexistantes ou trop conflictuelles, si vous n’avez pas d’amis, quelle en est la raison ?

Et vers lesquelles vont vos préférences ? Avez-vous fait de votre mieux pour les nourrir et les cultiver ?

Bien que la vie coupe souvent nos liens, et qu’il n’est pas dans mes intentions de vous en accuser, un principe demeure : si nous ne pouvons rien contrôler, le choix de nos réactions nous appartient, toujours.

Doublé d’un autre : nous ne pouvons changer personne, excepté nous-mêmes.

Seule l’acceptation permet une évolution

Votre solitude actuelle est le résultat d’un processus, et quelles qu’en soient les causes, les nier ou les fuir ne vous aidera pas à les surmonter.

Elle s’accentue et vous angoisse particulièrement en cette période mais durant l’année, vous vivrez encore des situations où vous la ressentirez toujours, ce qui prouvera, que vous ne l’avez pas dépassée.

Et tant que vous ne l’acceptez pas, vous ne pourriez pas choisir de vivre autrement.

Accueillir votre souffrance est important

Autorisez-vous à être triste, ne cherchez pas à retenir vos larmes. Sans culpabiliser mais sans non plus vous apitoyer sur votre sort. Ne fuyez pas vos émotions, ne les refoulez pas, ne luttez pas contre, juste laissez les passer. Car, plus vous vous dérobez, plus la souffrance grandira.

Alors, même si cette année vous aurez à affronter cette solitude, allez-vous attendre le prochain Noël pour penser à vous, à votre bien-être ?

Votre choix actuel se situe entre vous laisser « plomber » par le passé ou bien vous tourner vers l’avenir.

En vous débarrassant de vaines attentes et des inactions qui sont les causes de vos souffrances.

Et en réveillant vos désirs, en créant des envies en faisant de bons choix, et essentiellement, en posant des actes.

N’attendez pas que les changements viennent de l’extérieur car la solution est en vous.

La solitude ne se surmonte qu’en choisissant de prendre soin de vos besoins pour améliorer vos relations.

Car, tout problème, y compris celui de nos liens est une opportunité pour prendre conscience de quelque chose.

Et plus ces sentiments sont désagréables, plus le message que nous avons quelque chose d’important à découvrir et à guérir en nous est urgent.

Et si nous cherchons à aller vers l’extérieur ce manque en nous ne sera jamais comblé.

Bien qu’apprendre à nous aimer soit la chose la plus facile à dire, cela peut être le travail de toute une vie.

Mais nous pouvons nous accepter et nous accueillir, quel que soit notre état.

En veillant aussi à ne pas renier notre nature véritable pour être acceptés, à ne pas se conformer aux désirs des autres, voire subir des relations toxiques, juste pour ne pas être seul.

Une suggestion, pour finir : et si vous faisiez le premier pas ?

En envoyant un petit mot, en osant téléphoner à vos amis ou relations ? Qui se sentent peut-être tout aussi vulnérables en ce moment ?

Et surtout, en donnant généreusement tout l’amour que vous désirez recevoir. Et dont tant d’êtres, proches ou pas ont désespérément besoin…

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