L’été est là et les vacances incitent aux rencontres, aux rapprochements familiaux et amicaux, voire aux départs à la découverte d’autres pays et de cultures différentes.

Si tout cela nous permet de renouer les liens, de nous détendre, de changer nos habitudes et de nous libérer des contraintes de la vie, bref, de profiter de ces moments privilégiés, une autre opportunité s’offre à nous.

Celle de choisir la solitude, pour mieux nous ressourcer et de renouer avec soi.

La plus grande chose du monde c’est de savoir être à soi

Montaigne

Profiter de cette pause estivale est une occasion de faire le point, de nous recentrer et de nous retrouver face à nous.

Je vous vois déjà vous rebiffer à cette idée :

« Non mais et quoi encore » !!!

Je veux profiter de ma famille, m’amuser, rire, aller en boîte et pourquoi pas vivre un amour de vacances.

Aucun souci, chacun est libre de faire comme il veut.

Ce que je vous propose est de vous accorder ce moment que souvent, nous avons tendance à fuir, tant cette solitude nous effraye.

Je parle de ce « fléau » de la vie moderne ici :

http://debloquer-votre-vie.com/pourquoi-craignez-vous-la-solitude

La raison première de cette fuite est l’incapacité à se retrouver face à soi.

Certes, l’humain est un être de relation mais la première et la plus importante n’est-elle pas celle avec soi-même ?

Pas besoin de vous retirer dans un monastère ou chercher une île déserte.

Vous pouvez juste vous ménager des plages de solitude, afin de faire cette rencontre.

Qui vous permettra de mieux aller vers les autres et d’apprécier davantage leur compagnie.

Mieux nous arrivons à bien être seul, plus nous enrichirons de nombreuses personnes.

Faire une pause nous permet de voir en conscience ce qui ce passe en nous.

Et de découvrir qui nous sommes vraiment et quels sont nos véritables désirs.

Quelle est notre quête dans vie où sont nos vraies valeurs et ce qui constitue l’essentiel de notre existence.

Loin du tumulte de la vie ordinaire nous pouvons nous réapproprier notre identité et devenir le sujet de notre vie.

Pour mieux vivre celle que nous désirons.

Il n’est pas question de prendre des résolutions que nous ne tiendrons pas, juste de faire le point et réajuster.

La belle-mère vous invite dans sa maison ou vous avez accepté de partager celle de vos amis… et vous vous en mordez les doigts, en vous promettant : plus jamais.

Vraiment ?

La peur de déplaire, de vous différencier, de vous exclure du groupe, donc de ne pas être accepté vous pousse à faire une promenade, alors que vous n’aurez qu’une envie : faire une bonne sieste…

Nous connaissons tous des corvées auxquelles il faut se plier et la colère qui en résulte.

Comme l’envie d’envoyer paître tout le monde.

Alors, le désir de la solitude s’impose par ce ras-le-bol.

Ne plus chercher à plaire, pour devenir indépendant du regard des autres, nous permet de dire ce que nous voulons ou pas.

Et dire au-revoir à la belle maman qui vous oblige à tondre la pelouse en plein cagnard.

Poser ses limites n’est pas facile mais cela permet de retrouver notre liberté et reprendre le pouvoir de décider pour nous.

Envie de lire ce roman qui vous tente, sans entendre les enfants qui crient et courent dans tous les sens ?

Pas besoin de vexer tout le monde, juste à dire : non, merci, j’ai besoin d’être au calme.

Que celui que cela dérange le dise, vous, vous assumez, sans culpabilité aucune.

Pourquoi fuyons nous donc cette solitude, sinon parce qu’elle nous confronte inévitablement à nos évitements et à nos petites ou grandes lâchetés ?

Celui qui ne craint pas d’explorer toutes ses facettes, n’aura pas peur de cette confrontation, même si elle est difficile.

Et ce face-à-face peut apporter une grande satisfaction, celle d’être avec soi-même, avec tout soi-même, totalement et entièrement, sans distractions.

Plonger dans ces distractions monopolise une grande part de notre énergie, celle que nous pourrions investir en nous-mêmes.

La solitude choisie nous ouvre un espace où nous vivons avec nos propres ressources, aucunement distraits par la présence de l’autre.

Pendant ces moments privilégiés, nous pouvons développer plus d’espace pour ressentir, réfléchir, imaginer.

Les vacances sont une occasion idéale pour nous accorder du temps pour nos passions et pour réveiller notre créativité.

Prenons le, et au diable la musique assourdissante de la dernière boîte à la mode.

Bien que si bénéfique, la « bonne » solitude reste un moyen et non une fin en soi, à moins que vous n’envisagiez de devenir moine ou ermite.

Elle permet d’atteindre plus de largeur de conscience  qui nous ouvre davantage aux autres.

Pour les aimer et les respecter davantage… la belle-mère y comprise.

Pour ceux qui s’interrogeraient sur la persistance de cet exemple, la réponse est : non, je n’en ai pas, donc
je ne peux la détester 🙂

Dans la solitude choisie, nous devons être tout autant capables d’apprécier d’être seuls, que d’être en relation.

Cette capacité à entrer en contact peut même être considérée comme une condition essentielle de la réussite de la solitude choisie.

Plus nous apprécions les relations humaines, plus nous nous donnons la permission de les choisir librement.

Dans un autre cas de figure, nous nous sentons retenus par la présence de l’autre.

Et dans le désir de le satisfaire, nous imposons un frein à notre élan, pour demeurer uniquement attentifs à ses sentiments et ses besoins.

Mais sommes-nous là pour les combler ou bien pour partager nos richesses, acquises lors de ces moments qui nous enrichissent ?

Nous n’avons nulle responsabilité face à la satisfaction de quelqu’un.

Surtout quand cela est à notre détriment.

Laissons donc cette hypothétique belle-mère à sa pelouse, et osons dire non à notre compagnon/compagne qui veulent absolument nous traîner dans ce nouveau et si chouette restaurant.

Cessons d’être inquiets de son bonheur et habités uniquement par le souci de lui plaire.

Trop souvent, nous croyons n’exister que par son regard et avons le sentiment d’être bien peu en dehors de lui.

Alors, nous tentons d’entretenir ce regard par crainte de disparaître.

Mais n’exister qu’à travers une relation implique le danger de nous perdre nous-mêmes.

La solitude devant l’autre est donc la plus difficile à apprivoiser mais elle est aussi la plus riche de croissance.

Elle fait de nous un être complet qui ne demandera pas à quiconque de combler nos manques.

Nous n’entrerons pas dans les relations de dépendance ou des jeux de pouvoir.

http://debloquer-votre-vie.com/comment-desamorcer-les-jeux-de-pouvoir-dans-nos-relations

Beaucoup s’imaginent que l’amour va mettre fin à leur solitude, alors que c’est la solitude bien vécue qui facilite l’éclosion et la durée de l’amour.

Tant que nous chercherons à l’extérieur celui ou celle qui nous complétera, nous serons dans une quête veine et illusoire.

Et là, vous avez le droit de me dire que je le répète à la longueur de mes articles.

Et vous aurez raison.

Non, je ne suis pas arrivée à cet amour de moi, j’y tends, jour après jour.

En conscience que c’est la chose la plus facile à dire mais si difficile à atteindre.

Ce qui n’empêche pas d’essayer.

Et devenir son meilleur compagnon ou ami.

J’ai apprivoisé ma solitude qui a de nombreux avantages.

Comme celui de garder la distance avec les évènements sur lesquels nous n’avons aucune prise et de poser un regard différent sur le monde.

Le prix de la solitude est parfois cher à payer mais la récompense est notre liberté.

Elle est un défi qui demande de la vaillance, de l’ardeur et du courage.

Être solitaire, c’est être ouvert à tout ce qui peut arriver mais en préservant son intériorité et son indépendance.

De grands solitaires peuvent être très entourés d’amitié et d’amour, et celui qui sait être seul apprécie d’autant mieux la diversité des ceux qu’il rencontre.

Il en est autrement pour l’isolement qui est subi ou imposé mais cela est un autre sujet…

Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre

Blaise Pascal

Sur ces belles paroles, je vous souhaite un bel été, que vous choisissiez de le passer seul ou en compagnie.

Car nous avons toujours le choix mais l’important est qu’il soit le nôtre.

 

 

 

 

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