A la base de tous nos problèmes, il y a ces souffrances d’enfance, souvent oubliées, voire enfuies très profondément.

Nous les avons subies à l’âge où nous étions les plus fragiles, vulnérables et dépendants.

Si notre cerveau a la capacité de mettre en place les protections devant ce qui éveillerait un traumatisme trop profond, il ne peut pas effacer ces évènements.

Enfuis, ils continuent à vivre en nous et sont prêts à se réactiver à tout moment.

Souvent, nous nous réfugions dans le déni, la fuite ou la lutte, ce qui est normal car personne n’a envie de souffrir.

Mais, bien que repoussées, nos blessures vivent toujours en nous et nous empêchent d’avoir une vie épanouissante.

Dans son beau livre Les cinq blessures qui empêchent d’être soi-même, Lise Bourbeau les a bien décrites.

Mais s’il y en avait d’autres ?

Une lecture psychologique du Tarot de Marseille peut les nuancer davantage et les montrer sous un autre angle.

Elle peut, surtout, donner d’autres moyens pour les guérir.

 

Guérir les blessures grâce au Tarot de Marseille

Ces blessures peuvent se voir à travers un « thème » personnel, et elles sont au nombre de huit :

  • Le Bateleur et la Maison Dieu parlent de l’enfant qui a été empêché de vivre son premier âge librement
  • La Papesse et le Diable révèlent le conflit entre le féminin et le masculin
  • L’Impératrice et Tempérance évoquent la difficulté de l’expression et de la communication
  • L’Empereur et l’Arcane Sans Nom révèlent l’impossibilité de construire, sans saboter nos projets
  • Le Pape et le Pendu parlent de la difficulté de donner et/ou de recevoir
  • L’Amoureux et La Force : cette blessure a été largement traitée dans le PDF offert, et si vous ne l’avez pas lu, cliquez sur le bouton du cadeau
  • Le Chariot et La Roue de Fortune racontent la difficulté de diriger nos vies à notre propre manière
  • La Justice et l’Hermite, celle de l’impossibilité de concilier la rigueur et la bienveillance

Si les grandes lignes restent les mêmes, ce n’est qu’un indicateur, car, même si les situations peuvent se ressembler,  aucune personne ne vivra jamais ses blessures de la même manière.

 

Le Tarot « détecte » aussi ce que l’on nomme les brisures, qui sont plus difficiles à vivre car ce sont des atteintes à notre identité profonde.

Comme leur nom l’indique, il y a quelque chose de brisé en nous, tel un vase, qui même recollé gardera toujours une fêlure.

Nous pouvons la panser au mieux, mais cette brisure restera une fragilité, qui demandera du temps et beaucoup de soins pour cicatriser.

Comme pour les blessures, il est nécessaire d’être bien conscient de leur nature, car, à chaque fois qu’une situation les réactive, cela peut être trop douloureux.

Il y a six brisures et elles sont liées :

  • à la non-reconnaissance et à l’impossibilité d’exister et à s’affirmer en dehors des dictats familiaux, ce qui entraîne une grande auto-dévalorisation, les auto-sabotages et un profond mal de vivre
  • à la mère, castratrice ou trop protectrice et étouffante
  • à l’interdiction d’être soi-même dans sa singularité et dans sa nature véritable
  • à la non reconnaissance du père qui n’a pas voulu de l’enfant ou ne lui jamais donné une légitimité et une place
  • à l’injustice du père, qui peut s’exprimer de différentes manières
  • et enfin, celle que l’on nomme l’atteinte au corps et qui peut se vivre à travers les violences physiques et la maltraitance, qui peut aller jusqu’aux abus sexuels
Guérir avec le Tarot

Prenons l’exemple d’une blessure liée à la mère

Cette relation est la plus importante, car c’est la première de notre vie, et elle influencera nos rapports aux autres nos vies durant.

Une mère castratrice, dominatrice et autoritaire a empêché l’enfant de s’épanouir dans sa vraie nature ou bien, elle l’a modelé à son image.

Ce deuxième cas de figure est particulièrement valable pour les femmes.

Souvent, face à sa fille qui devient une femme, la mère se sent vieillir, elle devient jalouse (même inconsciemment) et entre en rivalité avec elle.

Elle la dévalorise et la critique en permanence dans sa façon d’être, et dans tous ses comportements et ses décisions.

Les mères trop protectrices ne permettent pas l’autonomisation de l’enfant.

Anxieuses, intrusives, possessives et fusionnelles, elles cherchent à prolonger le plus possible l’exclusivité des liens avec leurs enfants.

Écrasés par cet amour étouffant, les enfants de telles mères sont souvent anxieux et leur immaturité affective les conduit vers les dépendances affectives.

Le cordon n’est pas coupé, et même adulte, la fille ou le garçon restent toujours relié à la mère qui continue à lui dicter ses comportements.

Pour un homme, cela se traduit par l’impossibilité de trouver une femme qui plaise à « moman », ou bien à chercher celle qui lui ressemblera mais qui ne prendra jamais sa place.

Il peut tenter de se libérer de cette emprise, en épousant une femme de race différente.

Les fils des mères dominatrices reproduisent souvent avec leur compagne cette relation dominant-dominé.

Pour se venger de toutes les humiliations subies, ils peuvent faire preuve de violence, verbale ou physique, lorsqu’ils se sentent agressés dans leur virilité.

Une mère peut construire son identité à travers l’enfant et puiser son énergie en lui.

Elle le retient, elle est constamment sur son dos et exige qu’il s’occupe d’elle en permanence.

Cela donne parfois ces éternelles célibataires qui restent sous le toit familial, la quarantaine bien sonnée.

Une mère distante doutera de ses capacités, et elle vivra dans la crainte de mal faire, donc de faire souffrir son enfant.

Elle se mettra en retrait et ne pourra pas manifester ses émotions ni donner de la tendresse et un sentiment de sécurité.

Les fils de mères distantes peuvent devenir misogynes, et ils ont beaucoup de mal à faire confiance aux femmes.

Ils reproduisent cette distance maternelle même s’ils en souffrent.

Il existe aussi des mères culpabilisantes, manipulatrices ou celles qui jouent les victimes, pour que l’enfant, devenu adulte s’occupe toujours d’elle.

Sous prétexte qu’elle s’est sacrifiée pour lui.

Certaines mères sont juste des génitrices, qui peuvent renier ou abandonner leur enfant.

Il n’y a pas de mère parfaite, et souvent, elles font de leur mieux, car elles ne peuvent pas donner ce qu’elles n’ont pas reçu.

Cela ne sert donc à rien de les blâmer, ou encore de les accuser de nos malheurs, ce qui revient à se conduire en victime.

Si nous étions impuissants durant notre enfance, à l’âge adulte, il nous appartient de prendre conscience de ce qui nous bloque et de faire un travail nécessaire.

Guérir par le Tarot

Prenons un autre exemple, celui d’une brisure de la parole enfermée et de la façon dont elle peut se vivre 

Comme toutes les blessures/brisures, elle se forme dans les premières années de notre vie.

L’enfant n’ pas eu le droit à la parole, et il a été interdit d’exprimer ses émotions, au risque d’être sévèrement puni.

Ses parents l’accusaient souvent de mentir, de dire n’importe quoi, lui imposait de se taire et lui disaient aussi cette phrase si lourde en conséquences : « ne t’écoute pas… »

L’enfant a grandi dans l’interdiction d’être lui-même, sans jamais être reconnu dans sa singularité et dans sa nature véritable.

A l’âge adulte, cette problématique se vit et se manifeste de plusieurs manières :

  • le blocage dans la parole et dans l’expression
  • le sentiment de ne jamais être écouté ou entendu, donc de passer inaperçu
  • l’impression que ce que nous avons à dire n’est pas important
  • l’impossibilité de s’affirmer par la parole, qui entraîne le sentiment d’être déconsidéré
  • la peur de ne pas être respecté
  • la conviction d’être interrompu à chaque fois que l’on parle

Les personnes marquées par cette brisure se taisent, n’osent pas prendre la parole, et croient souvent que s’exprimer est synonyme de danger.

Ou à l’inverse, elles n’arrêtent pas de parler, vous noient sous leurs bavardages, pour vous accuser ensuite de ne pas avoir pu en placer une.

Ceux qui souffrent de cette brisure sont toujours très fâchés quand on les interrompt, au point de vous raccrocher au nez ou vous plaquer lors d’un déjeuner.

Leurs phrases les plus utilisées : « laisse-moi parler, arrête de m’interrompre, écoute moi, laisse-moi finir… »

Elles ne sont pas susceptibles, juste touchées dans leur point faible qui cache une vielle souffrance.

Bien évidemment, si nous disons (surtout, nous les femmes à nos compagnons) : « tu ne m’écoutes jamais », cela ne signifie pas que nous sommes toutes atteintes de cette brisure… et heureusement 🙂

D’ailleurs, elle atteint les deux sexes.

Evoluer grâce au Tarot

Pour ne plus souffrir de ces poids de notre enfance, il est nécessaire de revisiter notre passé.

Indépendamment de ce qui a pu se passer réellement c’est toujours notre vécu intérieur qui compte.

Il est essentiel de prendre conscience à quel point ces peines sont encore actives et de quelle façon elles s’expriment dans nos vies.

Mais si ces prises de conscience sont indispensables, elles ne peuvent pas résoudre les problèmes, puisqu’elles restent au niveau du mental.

Ce qui a été vécu et enregistré dans le corps ne peut s’exprimer qu’à travers lui.

Travailler avec le Tarot aide à nous reconnecter à ce vécu.

Face à ses lames, les émotions nous traversent et font remonter des souvenirs oubliés.

Nous pouvons voir ainsi comment ce vieux film se rejoue encore, et à quel point nous le subissons encore.

Parfois, au point de le reproduire dans nos vies ou bien à chercher à ne surtout pas ressembler à nos parents.

Souvent, conscients de nos blessures, nous y travaillons de différentes manières et à travers des thérapies, plus ou moins conventionnelles.

Mais être conscients n’est pas d’une grande aide, car une part de nous protège ce qui a été trop blessé, et elle a peur que la souffrance ne soit réactivée.

Quand nous ne gardons aucun souvenir, c’est encore plus difficile, car les émotions s’expriment et nous bloquent dans notre vie, sans que nous arrivions à identifier leurs origines.

Surtout, quand le traumatisme a été contracté dans le ventre de notre mère.

Nos parts protectrices ont été mises en place lors d’un évènement traumatiques, et à ces moments-là, elles nous ont sauvés.

Mais, à l’âge adulte, elles deviennent un frein à notre épanouissement, car elles feront tout pour que nous ne nous retrouvions pas dans des situations qui nous feraient souffrir à nouveau.

Cela peut nous empêcher de vivre des relations épanouissantes, de nous affirmer, de nous faire confiance et à ne pas nous méfier des autres.

Il nous est impossible d’aller seuls à la rencontre de cet enfant blessé en nous, puisque nous ne pourrons pas nous sentir suffisamment en sécurité pour affronter nos souffrances enfuies.

Et nous mettons en place, plus ou moins  inconsciemment des stratégies d’évitement.

Souvent, les consultants disent ne pas avoir vécu des évènements traumatisants ou refoulent leurs émotions.

Derrière ces réactions, il y a toujours ces parties de nous qui érigent des défenses, devant ce qui a été trop souffrant et qui peut encore nous submerger.

Si le travail de réhabilitation se fait toujours à travers les ressentis et les émotions, il ne doit en aucun cas faire revivre les souffrances du passé.

Pour apprivoiser, puis accueillir ces anciennes peines, ce travail doit donc toujours se faire doucement et respectueusement.

Dans le rythme et selon les possibilités de chacun.

Pour chaque blessure, qui est formée par deux lames, on trouve toujours un, voire plusieurs arcanes modérateurs.

Ceux qui permettent de passer du mal au bien vécu, et qui pourront donner des ressources nécessaires.

 

Dans le prochain article nous verrons des exemples concrets comment le Tarot détecte ces blessures et le travail de réhabilitation qui se fait en cinq séances.

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