Avez-vous fait l’exercice du « Mur des Lamentations » ?

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Il est utile et efficace car pour être dissoute, toute souffrance doit être dite et entendue.

Pour permettre de passer à l’étape suivante : prendre conscience que rien ne peut se transformer sans acceptation.

Et que pour arriver à être ce que nous voulons devenir, nous devons accepter ce que nous ne voulons pas être.

Et nous y accueillir, sans culpabilité et sans jugement.

En nous donnant le droit d’être incapables d’être tels que nous le désirons car pour le moment, nous n’en avons pas les moyens.

Nous agissons en fonction de nos peurs, de nos schémas de pensée et de toutes les blessures que nous portons en nous.

Et souvent, nous les entretenons, par ignorance, par peur du changement ou tout simplement, parce que nous ne savons pas comment nous y prendre pour les transformer.

Pour échapper à la douleur nous mettons en place de différentes stratégies d’évitements.

Qui peuvent agir à court terme mais qui sont des véritables bombes à retardement.

Car nos peurs et nos émotions gênantes seront juste étouffées, et risquent de nous submerger par leur force quand elles seront réveillées.

Ce refus de nous voir en face nous prive également de la possibilité de déployer nos potentiels, en mettant en place des actions salutaires à moyen et long terme.

Mais qu’est-ce donc cette fameuse acceptation ?

Au sens étymologique Acceptare veut dire recevoir.

Le dictionnaire nous donne cette définition : « recevoir volontairement ce qui est offert ».

En pratique, il est nécessaire :

  • De reconnaître nos difficultés
  • Ne pas les renier et ne pas aller contre elles
  • Prendre conscience que tout ce qui nous arrive fait partie de notre histoire
  • Reconnaître notre responsabilité et ne pas la rejeter sur les autres ou en blâmer la vie
  • Apprendre à développer une capacité d’observation de nous-mêmes, et à accueillir ce qui se présente avec le plus de détachement possible.

C’est un engagement de chaque instant et une vigilance permanente, pour penser et agir en conscience.

On ne peut changer que ce qu’on voit, et rejeter ce qui arrive ou ce que nous ressentons ne permet pas le changement ni la résolution des problèmes.

Une véritable acceptation ne laisse plus de place pour les frustrations, les colères, les remords, les regrets et pour tout ce qui apporte la douleur.

Accepter c’est reconnaître les leçons dans les épreuves, même et surtout celles que nous ne comprenons pas.

Nous ne pouvons pas accepter ce qui nous semble bon et rejeter ce qui ne nous plaît pas.

Comme nous ne pouvons pas prendre juste ce qui nous arrange et reprouver ce qui nous encombre.

Ni enrayer des parties de nous que nous considérons comme moins « présentables ».

Le chemin de l’acceptation mène aussi vers la découverte de qui nous sommes.

Et si c’est souvent à travers les épreuves que nous sommes révélés, il n’est toutefois pas nécessaire de souffrir pour nous connaître.

Si nous savons demeurer dans la confiance et dans l’abandon à la sagesse de la Grande Vie, nous aurons cette conviction que rien n’arrive pour rien.

Ce que l’on crée en soi se reflète toujours à l’extérieur de soi. C’est là la loi de l’univers.
Shakti Gawain

L’acceptation n’est pas une question de volonté car passer en force ne sert à rien.

Il nous est bien plus bénéfique de reconnaître nos émotions dérangeantes et de tenter de comprendre pourquoi elles apparaissent.

Et si nous nous observons bien, nous pouvons nous rendre compte que nous sommes souvent envahis par le même type d’émotions.

Qui ont toujours leurs racines dans notre enfance.

En nous rappelant que l’enfant que nous étions est en train de nous envahir, nous pouvons faire la connexion entre le passé et le présent.

Il est nécessaire de ne pas confondre l’acceptation
avec la résignation

Derrière la résignation il y la conviction que nous sommes obligés de supporter les situations qui nous rendent malheureux.

Elle nous fait souffrir car nous continuons à espérer que les choses changent d’elles-mêmes.

Il y a un « non » intérieur camouflé, qui est une façon de nous positionner en victime.

Alors qu’accepter c’est consentir librement à un état de choses contre lequel nous ne pouvons rien.

Et de dire « oui » à ce qui ne peut être changé parce que cela fait partie du jeu de l’existence.

Comme dans la prière de la sérénité que nous connaissons tous.

Observer ce qui se passe en nous, sans vouloir le changer et sans en souffrir, nous permet de constater qu’il y a une partie de nous qui n’est pas affectée par nos pensées ou nos émotions.

Et cela nous permet de ne pas nous identifier avec ce que nous vivons.

Si nous pensons avoir accepté une situation lorsque nous parvenons à y « survivre » ou à l’occulter, nous tombons encore dans le déni et le refus.

Nous restons bloqués dans la conviction que nous sommes impuissants et devenons ainsi esclaves de nos croyances.

Accepter c’est ne pas aller à contre-courant mais profiter de chaque situation pour apprendre de la vie.

L’acceptation engendre également le respect, celui de nos limites et de notre condition humaine imparfaite.

Ce qui nous ôte le désir de changer l’autre et nous donne le pouvoir de décider si notre relation avec cette personne nous convient, et si elle est empreinte du respect mutuel.

Mark Twain disait : On ne se débarrasse pas d’une habitude en la flaquant par la fenêtre, il faut lui faire descendre l’escalier marche par marche.

Nous ne pouvons pas acquérir cette capacité d’acceptation du jour au lendemain.

Cela demande un long apprentissage, et c’est n’est pas une aptitude purement intellectuelle mais bien plus profonde et complexe.

Qui demande de pacifier nos émotions, de renoncer à nous réfugier dans le déni ou la fuite et de nous détacher de nos préjugés, de nos illusions et de nos jugements.

Et surtout de notre désir du contrôle, et du perfectionnisme qui va avec.

Avec patience et persévérance, nous apprenons à identifier nos peurs, à panser nos blessures et à prendre conscience de nos schémas qui se manifestent par des expériences récurrentes de la vie.

Ce travail nécessite beaucoup d’auto-empathie et de douceur envers nous-mêmes.

Chaque fois que nous nous critiquons ou que nous ne nous donnons pas le droit à l’erreur, demandons-nous ce qui se cache derrière ce jugement.

Identifions aussi l’intention qui se cache derrière, et qui n’est pas forcément mauvaise.

Plus nous nous donnons le droit d’être faillibles et imparfaits,  plus nous augmentons nos chances de nous améliorer.

L’autocritique, la dévalorisation de soi et la colère qui en résulte n’ont jamais aidé personne.

Nous sommes si habitués et programmés à agir à coups de « je dois », « il faut » « il n’y a qu’à », donc à nous forcer et à exercer un contrôle.

Mais celui-là se paye par un prix trop élevé.

Et si nous ne nous en rendons pas compte, la vie se chargera de nous le démontrer.

Chaque fois que nous n’acceptons pas une partie de nous, elle se sent rejetée, et elle fera tout pour attirer notre attention.

Et plus nous la réprimons, plus elle se fera insistante, et finira par s’exprimer par les maux du corps.

Elle existe et elle a besoin d’être entendue, comme elle désire être aimée et acceptée telle qu’elle est.

Notre capacité d’accueil reste la meilleure et surtout la plus douce, la plus durable, et la plus efficace manière de nous transformer.

Grâce à une perception différente d’un problème, il nous est beaucoup plus facile de le voir comme une expérience qui nous permet d’évoluer.

Alors ce problème devient un projet à réaliser.

AccueilS’accepter véritablement nous donne l’autorisation d’être qui nous sommes à l’instant présent.

Comme de nous accorder le droit d’être humains, sans nous sentir coupables ni incapables.

Cette humanité qui est notre nature profonde, implique nos dualités, comme nos contradictions.

La dualité est présente dans tout, et quand nous la combattons, nous allons contre notre nature.

Nos contradictions sont le moyen d’apprendre le discernement et la tolérance qui mènent à l’amour véritable.

Elles nous permettent d’exercer notre pouvoir de décision, pour nous diriger vers une vie plus complète et épanouissante.

L’acceptation nous aide à adapter des comportements qui seront plus en accord avec ce que nous voulons être.

Tranquillement, sans nous résigner mais sans vouloir atteindre l’impossible, au plus vite.

L’évolution n’est pas une course (sinon celle des obstacles), et il n’est pas question d’y arriver, juste de persévérer.

En étant de plus en plus conscient de ce qui se joue et pourquoi.

Sans lutter contre les aspects que nous considérons comme « négatifs ».

Souvent, nous sommes convaincus que si nous nous acceptons dans les états d’être que nous n’aimons pas, nous resterons ainsi pour le restant de nos jours.

En nous disant que c’est « mal » d’être ainsi.

Alors que c’est en réconciliant toutes les facettes de notre être, et en les accueillant de façon bienveillante que nous arriverons à les transformer.

L’accueil, comme son plus haut degré, l’acceptation ne sont pas le renoncement, la faiblesse ni le manque de volonté, juste les étapes indispensables sur le chemin.

Vous seuls devrez le parcourir, même s’il est toujours possible de se faire aider.

Mais de préférence pas par ceux qui vous abreuveront de « bons » conseils (que souvent, ils sont incapables d’appliquer à eux-mêmes) ou vous noieront sous les injonctions culpabilisantes.

Ou encore, vous exhorteront  à rester « positif » même dans les circonstances les plus difficiles et génératrices de souffrance.

Il y a un autre aspect crucial de l’acceptation, qui se pose par la question : peut-on tout accepter ?

Non pas dans l’absolu car c’est un autre débat, bien plus large.

Juste pour soi…

Est-il possible et faisable de nous accepter pleinement ?

Je crois que rares sont ceux qui y arrivent.

Mais à défaut d’accepter, il nous est toujours possible de nous accueillir ou bien de nous observer dans nos stratégies de fuite, de lutte ou du déni.

Et par ce fait de bien le voir et l’admettre, beaucoup de nos blocages se dissolvent d’eux-mêmes.

 

 

 

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