Ce lundi 20 mars nous avons fait une entrée  symbolique dans le printemps.

Étymologiquement, le mot équinoxe vient du latin æquinoctium, de æquus « égal » et nox, noctis « nuit ».

La durée du jour est donc égale à celle de la nuit.

C’est un moment important car il permet de situer avec précision les points cardinaux, puisque ce jour-là le soleil se lève plein Est et se couche plein Ouest.

L’équinoxe de printemps est associé à l’Est car il annonce la renaissance de la vie au sortir de l’hiver.

Comme le soleil levant qui annonce le jour naissant, l’équinoxe symbolise l’arrivée de la lumière.

L’élément Air, associé à cette période, symbolise l’inspiration, l’intuition, et la communication.

L’Oiseau, associé à l’Est et à l’Air, est considéré comme un messager des dieux qui insuffle l’inspiration.

C’est la saison du renouveau et le début du cycle de la fertilité et de l’abondance, marqué par les semailles.

C’est aussi l’émergence d’un nouveau feu, particulièrement en cette année du Coq de feu.

Et ce commencement est appuyé par cette année universelle 1, dans laquelle nous sommes entrés

Pour bien commencer ce nouveau cycle avec l’année universelle 1

L’équinoxe de Printemps est une célébration d’équilibre, un temps magique entre les deux saisons où Dame Nature se réveille doucement, sortant lentement de sa léthargie hivernale.

Un moment fugace, l’instant qui marque l’équilibre entre le jour et la nuit, et un passage vers les forces de la lumière qui augmentent.

Nombreux sont les mythes et les célébrations associés à ce moment de l’année.

En cette période, les Grecs célébraient le retour de Perséphone.

Fille de Zeus et de Déméter, elle fut enlevée par Hadès, dieu des enfers.

Hadès avait conclu un pacte avec Déméter, partageant ainsi son épouse entre le monde de la Lumière et le royaume des Ténèbres.

Ce mythe exprime le mouvement de la végétation qui meurt à l’approche de l’hiver pour resurgir à nouveau avec le printemps.

équinoxe de printemps

On perçoit l’influence nordique de cette fête, associée à Ostara, qui provient en effet d’Éostre : une déesse germanique de la fertilité.

Ostara favorisait les naissances, des humains et des animaux et la germination des végétaux.

Déesse de l’aurore et de la fécondité printanière, elle est liée au symbolisme des œufs et du lièvre.

Pour assurer la venue du printemps lui on faisait des offrandes d’œufs peints.

Son association à la création du monde a généré cette coutume de peindre des œufs qui représenteraient l’Œuf Cosmique.

La légende dit qu’Ostara est née d’un œuf, symbole de la vie en devenir, et qu’elle était accompagnée d’un lièvre, animal prolifique s’il en est.

Cet animal lunaire est associé au passage, et il montre des chemins entre l’univers des hommes et des mondes merveilleux.

En pays germaniques, c’est lui qui apporte les œufs de Pâques. On dit même qu’il les pond !

Cet œuf, que nos ancêtres décoraient avec minutie, était à l’origine plutôt peint en rouge, couleur associée au printemps.

Mais cet œuf symbolise surtout l’éternité et la fécondité de la vie qui semble s’autogénérer.

C’est pourquoi l’œuf faisait l’objet d’un culte au moment de l’équinoxe de printemps.

D’où son assimilation naturelle par le christianisme qui l’associe à la fête des Pâques.

Cette porte de l’année était aussi associée à la déesse romaine Aurora, à la déesse grecque Éos et à la déesse hindou Ushas, toutes dérivées du prototype indo-européen du nom de Hausos.

Chargée de symboles anciens, l’équinoxe de printemps est toujours fêtée aujourd’hui.

Nous mangeons des lapins en chocolat (le lièvre est l’animal sacré d’Éostre en tant que symbole de fertilité), des poules et des œufs.

Le mot Easter qui signifie Pâques en anglais vient d’ailleurs du nom de cette Déesse.

Œuf Cosmique

La symbolique de l’œuf est fortement chargée.

Il détient en lui la genèse du monde, il est une réalité primordiale qui contient en germe la différenciation des êtres.

En égyptien le mot œuf est féminin et de lui jaillira un dieu, qui organisera le Chaos en donnant naissances aux êtres différenciés.

On retrouve ce symbole dans de nombreuses religions et son sens est toujours le même.

L’œuf est souvent une représentation de la puissance de la lumière.

Ainsi il apparaît comme un des symboles de la rénovation périodique de la nature.

Une renaissance, c’est le retour, la résurrection qui est symbolisée dans la Pâque chrétienne par la mort et la résurrection de Jésus.

Là encore, il pourrait y avoir un lien avec une tradition plus ancienne car la fête de Pâque est célébrée à la première lune après l’équinoxe de printemps, tout comme les anciens peuples Germains qui célébraient la déesse lunaire Ostara à cette date.

Les coutumes païennes veulent que l’on allume des feux à l’aube pour symboliser ce renouveau de la vie et la protection des récoltes.

On célèbre ce Sabbat mineur en faisant sonner les cloches, en décorant des œufs et en plantant des graines.

C’est aussi le grand nettoyage de printemps, aussi bien au sens propre que figuré.

Pendant ce nettoyage, il est recommandé que chaque mouvement soit fait dans le sens des aiguilles d’une montre car cela remplit la maison de bonnes énergies.

Entrée dans le signe astrologique du Bélier

Le Bélier symbolise le feu originel, le jaillissement des forces brutes de la vie, l’éclatement des bourgeons, la sortie des pousses de la terre et le rut des animaux.

Le rythme vital, sous ce signe, est celui d’un bond en avant, d’une accélération.

Il signifie le commencement, le renouvellement, la propulsion, l’impulsion et un éclatement.

C’est le souffle du feu prométhéen, ce feu à la fois créateur et destructeur, aveugle et généreux, chaotique et sublime, capable de fuser dans toutes les directions.

C’est la décharge fulgurante, et indomptable, la violence du feu animal, la poussée anarchique et dévorante d’instincts primitifs.

C’est aussi une libération de forces nouvelles, et de généreuses promesses portées vers la vie.

Les fêtes celtes nous parlent aussi de la fin d’une étape et du commencement d’une autre.

Quelque chose meurt et autre chose naît.

C’est pour cela que le cercle est un symbole important dans la tradition druidique.

Un cercle, c’est la somme d’une infinité de point.

Et chaque point que nous voulons observer ou analyser sur le cercle est compris grâce à ce qu’il y a eu avant et à ce qu’il y a après lui.

C’est d’ailleurs par cette compréhension que nous pouvons nous approcher de ce point.

Mais jamais nous ne l’atteignons car le point est un élément hors espace-temps.

Le cercle est aussi l’expansion du point, une unité divine.

Les fêtes druidiques expriment une vision cyclique du temps, et une des fonctions de ces célébrations est d’inscrire le cycle humain dans le grand cycle de la nature.

D’où l’importance d’harmoniser les rythmes de l’homme, sur les plans physiques, psychologiques et spirituels.

Pour les sages, la Nature, image de la Déesse-Mère, est célébrée comme une source d’inspiration, une conseillère de sagesse et de beauté.

Et l’homme n’est qu’un des éléments de la grande harmonie naturelle.

Chaque fête revêt donc une dimension spirituelle et véhicule un enseignement au travers d’un symbolisme inspiré de la période de l’année.

La succession des fêtes au cours de l’année symbolise à la fois le cheminement intérieur de l’être humain et les grandes phases de l’existence humaine.

L’Est, l’Air, l’oiseau

L’équinoxe de Printemps est un symbole de renaissance à la vie, de vitalité, de joie et de bonheur.

Une porte s’ouvre et nous sommes invités à la franchir et à accueillir l’énergie nouvelle qui se présente.

Nous sommes incités à sortir de la Nuit, et à lâcher la main de la Mère pour nous autonomiser et pour  semer les graines de notre vie future vie.

C’est la fête du temps des semailles

C’est aussi une phase d’apprentissage, du temps de nouveaux projets et du renouvellement.

Nous sommes invités à nous ouvrir à l’inspiration et à être réceptifs à notre guidance intérieure.

L’équinoxe de printemps est associé à l’adolescence, à la période de 7 à 14 ans.

Le maître mot de cette fête est « réceptivité »

Bélier
Zodiaque

Le printemps est associé à l’élément Air

L’éclosion des bourgeons, favorise la prise de conscience de la nouvelle vie qui mène vers l’expansion, et apporte les prémices des réalisations à venir.

L’équinoxe est un moment d’équilibre et de stabilité, qui invite celui qui parcourt le chemin au calme intérieur et à la paix de l’âme.

Cette sortie de la période sombre, demande un travail intérieur très intense.

Son objectif est toujours le même : intégrer le Divin qui est en nous et accroître notre foi.

L’éclosion de la vie, celle que nous choisissons d’avoir, nous invite à semer les projets que nous voudrions voir germer.

Nous les mettons donc en terre, inscrits sur des œufs, ce grand symbole qui contient toutes les potentialités de la Vie.

La teinte rouge de l’œuf rappelle la semence d’Ouranos, son sang, qui féconde Gaïa dans la cosmogonie grecque.

Nous allons donc ensemencer nos vœux dans la matrice de la Vie pour qu’ils se matérialisent dans les mois qui suivront.

Cette symbolique est aussi représentée par Kernunnos fécondant la Déesse Mère dont le fruit, Bélénos, naîtra neuf mois plus tard au solstice d’hiver.

Kernunnos est parfois imagé par un serpent à tête de bélier et au corps de poisson.

Ceci certainement parce que l’équinoxe se situe entre le signe du Poisson (dernier signe astrologique) et celui du Bélier (premier signe du zodiaque), dans le cercle de l’année, représenté par le serpent.

Le poisson, symbolise l’inconscient, nos eaux intérieures et notre monde caché.

Le bélier : notre force vive, l’impulsion et l’exaltation.

Kernunnos réveille donc nos sens visibles et invisibles.

Bélénos quant à lui symbolise la Lumière.

Faire le vœu d’atteindre la Lumière peut être l’unique objectif de l’être intérieur, car de ce souhait découle Tout, tout le reste et surtout l’accès au monde de la Plénitude.

Le point d’équilibre entre le jour et la nuit est un moment privilégié pour nous ouvrir à la qualité de l’équilibre dans nos vies.

Équilibre entre notre être extérieur et notre être intérieur, entre rationalité et créativité.

Mais tout équilibre ne peut être que temporaire, sinon il devient rigidité et conduit à l’inertie.

A l’image d’une balance, il nous faut chercher à équilibrer les deux plateaux, en nous aidant de l’aiguille indicatrice pour ne pas céder à la tentation de bloquer cette aiguille et croire que les plateaux sont équilibrés.

Bélénos, dont la Lumière sort de Terre en ce jour d’équinoxe est symbolisé par le trèfle.

De couleur verte il représente l’équilibre entre ses trois feuilles.

Trois énergies qui sont le Progéniteur, la Déesse Mère et le Fils Bélénos.

Le Divin, la Lumière, l’Unique, sont également associé à l’Amour, la Sagesse et à la Spiritualité.

La symbolique du nombre trois était très présente dans la civilisation celtique, dont un des symboles les plus connus est le triskell ou triple-spirale.

Dans la nature qui se déploie, le lièvre représente la vie qui explose.

Dans la tradition chinoise on trouve le mythe du lièvre de Jade.

Ce lièvre habite dans la lune et prépare avec des plantes le breuvage d’immortalité.

On rejoint là la quête du Graal, la recherche de notre Lumière intérieure.

Dans les contes le lièvre est l’animal qui guide le masculin vers le féminin et participe donc à cette union des éléments, à l’équilibre du Yin et du Yang.

Différentes survivances des célébrations de l’Équinoxe de printemps, autour du 21 mars, ont existé ou subsistent de nos jours.

Feux de joie ou noyade de lumière de cette époque, dont les usages se manifestent sous des formes très variées mais précèdent de la même pensée initiale : la libération de l’obscurité hivernale.

On trouve aussi des usages liés à un gâteau que l’on offre à une divinité ou encore à un mannequin de paille que l’on brûle ou précipite à l’eau afin de « détruire l’hiver ».

L’équinoxe de printemps, appelé Alban Eilir dans le druidisme, marque la fin assurée de l’hiver, le retour des beaux jours.

C’est un temps d’équilibre, une porte entre l’hiver et le printemps, entre ce qui n’est plus et ce qui va advenir.

C’est le moment de la naissance du jeune soleil, du jour nouveau, porteur de tous les espoirs, de toutes les promesses et de toutes les potentialités.

L’oiseau quitte son nid, les graines sont plantées, une porte est franchie pour sortir de la Nuit et accueillir l’Aube naissante, l’aube qui revient toujours pour nous offrir toutes les possibilités de la Vie.

Triskell

Ce site utilise des cookies pour recueillir des informations concernant l'audience et pour faciliter le partage sur les réseaux sociaux. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l'utilisation des cookies. En savoir plus

The cookie settings on this website are set to "allow cookies" to give you the best browsing experience possible. If you continue to use this website without changing your cookie settings or you click "Accept" below then you are consenting to this.

Close