La solitude a mauvaise presse.

Comme elle est souvent associée à la tristesse, à l’abandon, à l’isolement ou au rejet, nombreux sont ceux qui la craignent et la fuient.

Notre société s’ingénie à l’éviter par la vitesse, le bruit permanent et assourdissant ou les illusions trompeuses du virtuel.

Dès que un ou plusieurs de ces éléments manquent, un grand nombre de personnes ressentent un malaise parfois insupportable.

D’où vient-il ? N’est-ce pas la peur de se retrouver face à elles-mêmes ?

Et être confrontées au vide intérieur qu’elles ressentent et cherchent fébrilement à remplir.

Ou à oublier, en se perdant dans le rythme effréné du travail, quand ce ne sont pas nos dépendances : l’alcool, les drogues, les médicaments, la nourriture, le virtuel, la télé, ou encore le sexe.

Je vous épargnerai le chapitre existentiel sur notre solitude fondamentale pour se pencher davantage sur ses causes plus profondes.

Et essentiellement sur ce manque de sens qui rend notre vie sans saveur, sans but et nous donne la sensation d’être inutiles et mal aimés.

Doublée parfois par la pire des solitudes, celle que nous éprouvons en compagnie des autres.

Comme toujours, le choix nous appartient : subir ou bien trouver des solutions pour rendre notre destinée conforme à nos attentes.

Si vous me lisez depuis quelque temps, vous risquez de sourire car les solutions que je propose se ressemblent étrangement…

Alors, soit je radote, soit on n’a pas encore trouvé mieux 🙂

Et je n’ai rien inventé qui n’ait pas déjà été dit par les plus sages que moi.

J’ai déjà évoqué ce douloureux sujet ici :

http://debloquer-votre-vie.com/comment-surmonter-sa-solitude-a-noel

Et je continue, pour ceux qui ont exprimé l’envie d’aller plus loin.

La première phase, non négociable est de :

Plonger dans son malaise

Non pas pour nous y complaire ou raviver nos blessures mais encore, pour mettre en lumière ce qui se joue.

En prenant l’habitude de nous « observer » pour nommer et évaluer nos émotions.

Souvent, il faudra rechercher dans notre passé les situations qui ont provoqué tristesse et angoisse.

Et qui ont laissé l’empreinte émotionnelle, les schémas de pensée anciens qui se répètent dans le présent.

Rien ne sert à fuir car même sur une île paradisiaque vous vous retrouverez toujours avec vos souffrances, peut-être juste un peu allégées… momentanément.

Exprimer son mal-être

Selon vos envies, écrire, peindre, dire à voix haute ou encore poser un geste symbolique. Les choix ne manquent pas, l’essentiel est de ne pas garder ce poison à l’intérieur.

Prendre conscience combien cette « négativité » est nuisible, puisque les pensées qui tournent obsessionnellement nous empêchent de voir différemment.

Ne pas retomber dans la culpabilité, les reproches, l’auto-accusation. Cela est, point.

Mais rien ne vous entrave d’accueillir ce constat, sinon… vous –mêmes. Pour :

Renouer avec soi

De quoi avons-nous plus peur ? De cette solitude ou bien d’une intériorité que nous ne connaissons pas ?

Car souvent, nous sommes déconnectés de nous-mêmes.

Alors, il est bon d’apprendre à mieux nous connaître, en interrogeant nos peurs, nos croyances, nos besoins et désirs.

Nous relier à cette dimension intérieure que nous avons trop longtemps ignorée et négligée, rend la solitude moins effrayante.

Réinvestir les relations

Si nous sommes nombreux à nous plaindre de liens superficiels, de relations sans vraie valeur que faisons-nous pour aller vers les autres ?

En nous impliquant davantage et, surtout de manière active, nous nous sentirions moins isolés.

Une amitié, une relation, cela se cultive et ça prend du temps.

Cela s’apprivoise, comme le renard du Petit Prince…

Pour donner du sens et de la valeur aux rapports humains.

Demander de l’aide

Si nos blessures sont trop profondes et ancrées, s’accorder un accompagnement bienveillant facilite l’apprentissage de la solitude.

Car notre souffrance face à ce sentiment prend racine dans notre enfance et nous prive de cette capacité d’être autonomes.

Et en présence d’un autre, nous pouvons faire l’expérience d’être seuls, sans nous sentir démunis.

Nombreux sont les moyens pour s’ouvrir à son monde intérieur : la contemplation, la nature, l’art, toute forme d’expression corporelle, la méditation. A vous de choisir pour arriver à :

La solitude bénéfique

Qui n’est plus souffrance ni isolement, et qui de subie, devient choisie.

Pour nous ressourcer, nous mettre en contact direct avec notre richesse intérieure.

Elle nous offre l’opportunité de nous découvrir, de nous rendre unique et complet.

Afin de nous ouvrir pleinement aux autres, tout en gardant le choix de ne plus en être dépendants.

Car, libre, assumée, désirée et responsable, la solitude est signe de notre maturité.

 

 

 

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