Ou d’aller mal, d’avoir des problèmes et d’en avoir honte, de vous sentir inférieur ?

Ou encore, mal ou pas compris ?

Je déteste le « positivisme forcé », voire forcené, ces : « comment ça va bien ? » que d’aucuns vous balancent, alors que vous crevez d’angoisse ou vous débattez avec de tas de problèmes qui vous semblent insupportables.

Au point d’en perdre le goût de la vie…

Quelle que soit l’origine de votre mal-être, sachez que toute souffrance a non seulement le droit mais une pleine légitimité d’être exprimée, entendue et accueillie.

Même si elle peut ne pas être comprise, et il n’y a pas de solution immédiate, la dire est sortir de nous ce qui pèse, empoissonne, pourrit la vie.

Une écoute compatissante, souvent silencieuse, comble notre besoin d’être accueillis, quel que soit notre état.

Sans les conseils, injonctions ou encore les : « c’est comme moi » ou « si j’étais à ta place ».

Personne n’est et ne sera jamais à votre place car vous êtes unique, et même si vos problèmes peuvent ressembler à ceux de tout le monde, personne ne les vit de la même manière.

L’accueil est le premier critère d’une écoute véritable, et savoir se taire est faire preuve de l’ouverture à l’autre.

Quant aux conseils, donnez-les uniquement si on vous les demande, et encore, sous forme des suggestions, en regardant bien comment elles sont reçues.

Chercher à les imposer est une tentative de se positionner dans la posture du sauveur ou de celui qui possède la science infuse.

Quand il n’essaie pas de prendre le pouvoir sur vous.

Les « comme moi » vous prive non seulement de votre espace de parole mais entraîne une énorme frustration de ne pas être entendu dans votre singularité.

Sous prétexte de vouloir vous aider, la personne s’empare de cet espace et ramène l’attention à elle.

Oui, parlez-moi de moi, il n’y a que cela qui m’intéresse…

Les jugements vous mettent dans la position de faiblesse et vous culpabilisent encore davantage.

Et le pire de tout, les injonctions : « secoue-toi, remue toi, arrête de te plaindre, il y pire… »

Bien sûr, il y a toujours pire… mais en quoi cela vous aide à aller mieux ?

Vous seul pouvez relativiser votre situation, la voir sous un autre angle ou vous donner ce coup de pied aux fesses.

Mais si vous vous confiez à un ami qui adopte une de ces postures, alors, ne soyez pas étonné d’avoir envie de :

  • Le zigouiller sur place (je plaisante, rassurez-vous, bien qu’il soit bon d’assumer notre violence intérieure, tant que nous ne passons pas à l’action)
  • Le fuir
  • Changer de sujet
  • Dire que tout va bien
  • Et ne plus jamais lui reparler de vos soucis

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